Guy Môquet(résistant) SAM.pps
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Né le 26 avril 1924 à Paris (XVIIIe arr.), fusillé comme otage à Châteaubriant (LoireInférieure, Loire-Atlantique) le 22 octobre 1941 ; lycéen ; militant parisien des Jeunesses communistes (JC) ; devenu un symbole de la Résistance communiste et un mythe de la jeunesse résistante pendant la Seconde Guerre mondiale. Le père de Guy Môquet, Prosper Môquet, syndicaliste cheminot, militant endurci, fut élu député en 1936 sous le Front populaire. Resté fidèle à la ligne de son parti en septembre 1939, il fut, comme tous ses camarades, déchu de son mandat, condamné et déporté en Algérie pendant toute la durée de la guerre Guy Môquet, photographié en compagnie de sa mère et de son frère, Serge En octobre 1940, alors qu'il distribue des tracts à la gare de l'Est, il est arrêté par des policiers français chargés de rechercher les militants communistes. Il est d'abord interné à la prison de Fresnes, puis, même s'il n'est pas reconnu coupable, il est gardé emprisonné. Il est transféré à la prison de la Santé en 1941, puis à Clairvaux. Le camp de Choisel à Châteaubriant 1941 En mai 1941, il est finalement emmené au camp de Choisel à Châteaubriant, où se trouvent déjà de nombreux militants communistes. En octobre 1941, l'assassinat du commandant allemand Karl Hotz par des résistants communistes à Nantes entraîne de fortes représailles. Une cinquantaine de prisonniers français, essentiellement des communistes, sont désignés par les forces d'occupation allemandes pour être fusillés. Guy Môquet en fait partie, et il meurt le 22 octobre 1941 à seulement 17 ans, ce qui fait de lui le plus jeune des condamnés. Guy Môquet a reçu de manière posthume la médaille de la Résistance en 1944. 14 Heures: Le 22 Octobre 1941: Les 27 otages désignés enfermés à la baraque 6 reçoivent la visite de l’Abbé Moyon « ils sont admirables ces hommes! » dit-il en sortant du camp. 14 heures 50: Embarqués dans trois grands fourgons, les menottes aux mains , ils chantent la marseillaise reprise par tout le camp. 15 Heures 30: Toujours chantant , ils traversent la ville devant une population bouleversées. 15 Heures 40: Dans cette carrière 9 poteaux,90SS. Les fermiers Naudin sont enfermés chez eux . Ils entendent les derniers cris et les chants des martyrs. 15 Heures 50 16 Heures 16 Heures 10: Trois salves . Le crime est consommé. Le même jour 21 autres martyrs sont fusillés à Nantes et au Mont Valérien. Les poteaux d’ éxécution.. A Châteaubriant, en Loire-atlantique, 27 prisonniers de guerre Français (pour la plupart communistes) sont fusillés par des soldats allemands. Parmi eux un jeune homme de seize ans appelé Guy Môquet. Cette exécution survient en représailles de l'assassinat d'un officier allemand à Nantes. Avant de mourir, il écrit une lettre à ses parents dans laquelle il espère que sa "mort serve à quelque chose". "Ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré , mon petit papa aimé, Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas ! J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui je l'escompte sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée. Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme. 17 ans 1/2, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine. Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon cœur d'enfant. Courage ! Votre Guy qui vous aime. Guy Dernières pensées : Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !" Séparées du camp des hommes par une Odette Nilès, « la petite fiancée de Guy Môquet », palissade de faible hauteur surmontée de barbelés, les femmes, et notamment les jeunes filles, parmi lesquelles se comptaient aussi un grand nombre de militantes communistes, venaient souvent deviser avec leurs compagnons de détention. C’est ainsi que se noua l’idylle entre Guy Môquet et Odette Lecland (Nilès après son mariage), arrivée au camp en septembre 1941. L’entrain du jeune garçon la séduisit ; elle avait son âge exactement, et lui promit un baiser... Le 19 octobre 1941, le commandant allemand de la région de Nantes, Karl Hotz, fut abattu par un Las. Le matin du 22 octobre commando de jeunes résistants communistes. 1941, il est fusillé. Avant de La réaction fut immédiate : mourir, il laisse à sa petite Guy Môquet avait encore pu glisser à un fiancée ce petit mot écrit à la gendarme un court billet d’adieu destiné à hâte : « Ma petite Odette, je vais Odette. La « petite fiancée » éplorée se le vit mourir avec mes vingt-six remettre, et le conserva, ne le rendant public camarades. Ce que je regrette, que dans son grand âge. Les parents Môquet c’est de ne pas avoir eu ce que eurent encore la douleur de perdre leur autre tu m’as promis. Mille caresses fils, Serge, emporté par la maladie avant la fin de ton camarade qui t’aime. de la guerre. Le corps de Guy Môquet, d’abord Guy… » Chateaubriant - traditionnelle cérémonie des fusillés de la Résistance - Guy Moquet Après les panneaux, nous arrivons devant cette vue, ce très beau monument surplombant la carrière. Le mémorial de Châteaubriant, du sculpteur Rohal, situé au centre de la carrière, évoque ce tragique épisode de la Deuxième Guerre mondiale. Ce monument exprime, dans tout son dépouillement, la solidarité qui liait entre eux ces hommes morts pour la France 6) Poème Ils sont appuyés contre le ciel Ils sont trente appuyés contre le ciel Avec toute la vie derrière eux Ils sont plein d’étonnement pour leur épaule Qui est un monument d’amour Ils n’ont pas de recommandations à se faire Parce qu’ils ne se quitteront jamais plus L’un d’eux pense à un petit village Où il allait à l’école Un autre est assis à sa table Et ses amis tiennent ses mains Ils ne sont déjà plus du pays dont ils rêvent Ils sont bien au-delà de ces hommes Qui les regardent mourir Il y’a entre eux la différence du martyre Parce que le vent est passé là où ils chantent Et leur seul regret est que ceux Qui vont les tuer n’entendent pas Le bruit énorme des paroles Ils sont exacts au rendez-vous Ils sont même en avance sur les autres Pourtant ils disent qu’ils ne sont plus des apôtres Et que tout est simple Et que la mort surtout est une chose simple Puisque toute liberté se survit Les fusillés de Châteaubriant de Réné-Guy Cadou (Pleine Poitrine A Bientôt…!!! 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