Les Camisards1.pps
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Clic manuel 1702 - En mars dernier, la Semaine cévenole à Alès a évoqué les camisards lors d'une projection sur les murs de l'hôtel de ville. Et, du 16 juillet au 15 août, l'auteurcomédien Lionnel Astier a replongé dans l'Histoire : non pas pour interpréter Leodagan, le personnage médiéval de la série Kaamelott, mais pour son grand spectacle de plein air intitulé La Nuit des camisards, mis en scène par Gilbert Rouvière Une fiction historique qui raconte les débuts tourmentés de la guerre des Camisards, en juillet 1702. Le rideau ne se lève pas sur la pièce car elle se joue en plein air, dans la clairière aménagée au pied du mont Ricateau, mais c’est bel et bien la lune qui s’élève au-dessus de l’espace scénique qui marque le début de la représentation, à la tombée de la nuit. La lune qui permet aux spectateurs de remonter le temps à la rencontre des premiers Camisards… Le Mont Ricateau (ancien terril) Le premier dimanche de septembre, comme chaque année, ils seront des milliers à venir au Mas Soubeyran, hameau de la commune de Mialet, dans la châtaigneraie proche de la maison du chef camisard Roland, aujourd'hui devenue musée du Désert (1). Ce sera l'assemblée annuelle, semblable aux assemblées clandestines qui ont jalonné l'histoire du calvinisme. Ils viendront de France, souvent Cévenols ou Languedociens, mais aussi des Pays-Bas, d'Angleterre, d'Allemagne, de Belgique ou de Suisse. Ils célébreront le culte protestant et rendront hommage à des ancêtres, cherchant leur nom sur la grande plaque commémorative installée dans le mémorial, à côté de la partie historique du musée. Résonneront alors des psaumes et des chansons : le psaume lXVIII, dit « Le psaume des batailles » — « Dieu se lève, ses ennemis se dispersent... » — et la Complainte des prisonnières de la tour de Constance. Curieuse et sanglante épopée que celle de ces fameux camisards, qui firent entrer les Cévennes dans l'Histoire ! Leur guerre n'a duré que deux ans, de 1702 à 1704 ; quelque trois mille révoltés tenant en échec les soldats du roi, dix fois plus nombreux, s'insurgeant contre la devise « Un seul roi, une seule loi, une seule foi » pour lui opposer celle de « Résister ». Mais ses ondes de choc ont traversé les siècles suivants. Ce soulèvement dépasse en notoriété les révoltes populaires du xviie siècle qui ensanglantèrent pourtant toutes les régions du royaume de France, au point que l'adjectif « camisarde » désigna par la suite toute forme de contestation protestante jusqu'au mitan du xviiie siècle. L'histoire des camisards est celle d'une stupéfiante flambée de violences. Dès les années 1670, sous le règne de Louis xiv, dragonnades, persécutions et fermeture des temples marquent la politique royale à l'égard des protestants. En 1685, le souverain révoque l'édit de Nantes, signé en 1598 par Henri iv. Cette mesure politique n'autorise que la seule religion catholique et contraint à l'exil les huguenots qui ne se sont pas convertis. Mais, en 1702, des bandes encore inorganisées, exaspérées par les abjurations forcées, suivent des prophètes, comme Pierre Laporte, dit Rolland, ou le fameux Jean Cavalier dont la figure fascinera le jeune François Mauriac quand il lira ses aventures dans un livre pourtant d'inspiration catholique. Au soir du 24 juillet 1702, armés de fusils, de haches, de faux, et de hallebardes, des camisards prennent d'assaut à Pont-de-Montvert la maison de l'archiprêtre des Cévennes, l'abbé du Chayla, ancien missionnaire au Siam réputé pour sa cruauté. L'abbé est assassiné, la guerre débute, les Cévennes s'embrasent. Les garnisons royales sont mises en déroute et les atrocités s'enchaînent : les catholiques sont passés au fil de l'épée ; les protestants, massacrés, torturés ou déportés ; leurs enfants, placés en orphelinats catholiques ; leurs femmes, internées dans la tour de Constance, à Aigue-Mortes. Des années plus tard, la plus célèbre d'entre elles, Marie Durand, restera enfermée de 1730 à 1768. Méthodes de guérilla inventées par des paysans ou des artisans, harcèlements, coups de main montés par des groupes qui chantent des psaumes en attaquant... « Je vous écris du plus vilain pays du monde , résumait l'intendant Bâville. Il faut considérer que c'est une espèce de révolte qui n'a point d'exemple, et qui se forme d'une manière d'autant plus dangereuse qu'elle est difficile à réprimer. » LES CAMISARDS Nom donné aux protestants des Cévennes et du Languedoc qui se révoltèrent après la révocation de l’Édit de Nantes (1685) par Louis XIV. Dans ses Mémoires sur la guerre des camisards (1708), Abraham Mazel, un des principaux prophètes et combattants, hésitait encore sur l'origine du mot camisard : « Je ne sais si c'est parce que nous donnions souvent la camisade [attaque de nuit] qu'on nous donna cette épithète ou parce que nous nous battions en chemise [camiso en occitan]. » Cette dernière explication est la plus souvent retenue. Ils luttèrent avec des armes contre les Dragons (soldats de cavalerie) du Roi. Et ils se cachèrent dans les forêts. ORIGINES DE LA RÉVOLTE L’Édit de Nantes, promulgué en 1598 par Henry IV, pour mettre fin aux guerres de religion, institua la liberté de conscience et autorisa donc la pratique de la religion réformée (protestante). Mais dès 1660, un certain nombre de mesures furent prises pour convertir les Cévennes au Catholicisme. Parmi celles-ci, la menace d’instaurer le régime des dragonnades qui consiste à installer chez les récalcitrants un dragon (soldat des troupes régulières) qui loge, mange, dérange et casse... pour décourager. Ce procédé avait si bien fonctionné dans le Poitou que l’idée seule de sa mise en œuvre suffit à convertir une grande majorité des cévenols. En fait, ces convertis ne l’étaient que par l’obligation et continuaient de pratiquer le culte en famille ou dans des lieux reculés tenus secrets La guerre proprement dite des Camisards a duré deux ans et n’a concerné qu’une région, celle du Languedoc. Ils n’étaient pas plus de 1500. Le dernier chef des camisards, Abraham Mazel, fut tué en 1710. LA GUERRE DES CAMISARDS La « Guerre des Camisards » est un soulèvement armé qui mobilisa les protestants des Cévennes et d’une partie de la plaine du Bas-Languedoc contre le pouvoir royal de 1702 à 1705. On fait traditionnellement commencer cette guerre, ou plus exactement ce que l’on appellera plus tard une guérilla, au 24 juillet 1702, avec l’assassinat en Lozère de l’abbé du Chayla au Pont-de-Montvert, près de Florac : l'intendant Lamoignon de Basville, une des figures centrales du drame de la révocation, demande à la cour une répression impitoyable. L’abbé du Chayla, inspecteur des Missions pour l’évêque de Mende, y avait mis trop d’ardeur... « C’est le signal de la révolte. Jusqu’alors, les prédications de la religion proscrite et les assemblées dans les montagnes cévenoles se tenaient dans le calme. Malgré les ordonnances prescrivant leur désarmement (1688-1690), les "nouveaux convertis" disposent d’armes. Leur soulèvement déconcerte l’intendant. Une guerre de partisans commence ; leur premier chef, Gédéon Laporte, est tué très tôt, son neveu, Pierre Laporte, dit Roland, lui succède, secondé par un garçon de vingt-deux ans, berger devenu boulanger : Jean Cavalier. Les religionnaires brûlent d’une ardeur mystique non moins exterminatrice que la rage de leurs ennemis. Dans les Cévennes, ils demeurent insaisissables ; ils débouchent en Rouergue ou en Méditerranée, se réfugient à Lyon ou à Avignon, gagnent la Suisse ou les vallées alpestres du Dauphiné ; ils sont en relation avec les États protestants et espèrent compter, après une défaite de Louis XIV, sur les sentiments plus tolérants du pouvoir. Ils s’enfuient en Hollande ou au Brandebourg et envisagent un débarquement protestant en Provence. François de Langlade du Chayla, abbé du Chayla, archiprêtre des Cévennes, inspecteur des missions catholiques, est né en 1647 au Chayla (commune de Saint-Paul-le-Froid) et décédé le 24 juillet 1702 au Pont-de-Monvert. Cet ecclésiastique français est issu d'une noble et ancienne famille du Gévaudan. Il signait Chaila, bien que sa famille portât le nom de Chayla. Son assassinat entraînera la guerre des camisards dans les Cévennes. Né dans le château familial du Chayla d'Ance , François de Langlade du Chayla est le fils de Balthazar de Langlade, seigneur du Fraissinet, La Fargette, Villeret, etc., et de Françoise d'Apchier, dame vicomtesse du Chayla, Saint-Paul, etc. Il est alors abbé au Pont-de-Montvert lorsqu'il est assassiné par les huguenots emmenés par Abraham Mazel et Esprit Séguier. La maison de l'abbé du Chaila au Pont-de-Montvert était située au confluent du Tarn et du Rieumalet, sur la rive droite des deux rivières, au débouché du pont de pierre. Dans la nuit du 24 au 25 juillet 1702, cette bâtisse fut prise d'assaut par la troupe de camisards venus délivrer de jeunes gens que l'abbé tenait prisonniers dans ses cachots. L'abbé tenta de s'enfuir par le jardin, fut tué à l'entrée de la place du bourg, et la maison fut incendiée ; cet événement marqua le déclenchement de la guerre des Camisards (1702-1710). Sans que l'on sache précisément ce qu'il reste de la maison réellement habitée par l'abbé du Chaila, son emplacement reste un lieu de mémoire, connu à travers toutes les Cévennes pour cet évènement historique. Des photographies et des cartes postales des années 1900-1950 montrent la maison telle qu'elle était encore à cette date : une grande bâtisse sous un comble à deux versants, couvert en lauzes, et une maison plus petite à l'angle du pont, également couverte en lauzes. Les deux maisons étaient élevées de quatre niveaux : caves enterrée du côté de la rue et ouvertes sur le jardin du côté du Tarn, rez-de-chaussée de plain pied avec la rue, deux étages carrés et comble. Côté sud, la façade de la grande maison s'éclairait de cinq travées de fenêtres dans les étages ; la petite maison d'une seule travée de fenêtres. Les deux maisons étaient réunies du côté du Tarn par une étroite terrasse en pierre, formant une coursive le long de la façade, portée par quatre arches en plein cintre : ce portique existe encore aujourd'hui. A partir du rez-de-chaussée, les façades actuelles datent de 1954 : elles ont été démolies et rebâties en retrait pour l'élargissement de la rue. Ce sont ici les ruines de la maison de l’abbé du Chaila, au Pont-de-Montvert. Une plaque commémorative placée entre le pont qui traverse le Tarn et cette maison nous apprend que l’abbé du Chaila “s’employait davantage à la fonction répressive d’agent de l’intendant du Languedoc qu’à la charge pastorale que lui avait confié l’évêque de Mende.” Il existe une description de la maison de l'abbé du Chaila en 1702, faite dans le cadre de l'enquête qui a suivi le meurtre:" Maison située sur le bout du pont de Montvert au bord de la rivière faisant face au midi composée de quatre membres à plein pied. Deux desquels n'étaient pas voûtés que par les caves dans la terre et, au-dessus, était le logement du sieur abbé du Chaila, composé de deux étages, deux planchers et un couvert, le tout charpenté de bois de pin. Ladite maison était couverte en pierre plate ; le degré qui montait au premier et au second étage était de charpente. Il y avait deux cheminées dans l'appartement, de pierre de taille ". Maison de Pierre Séguier, dit Esprit Séguier, né vers 1650 dans le hameau de Majestavols (commune de Cassagnas, Lozère). Célèbre chef camisard, il fut, avec Abraham Mazel et quelques autres moins connus, à la tête de la première insurrection camisarde, qui mit fin à la vie de l'abbé du Chayla, au Pont-de-Montvert, le 24 juillet 1702. Esprit Séguier fut brûlé vif dans cette même ville, le 12 août 1702 en représailles à l'assassinat de l'abbé du Chayla Maison natale d’Abraham Mazel, située dans le Hameau de Falguières, près de StJean-du-Gard.et la fenêtre d'où il sauta pour échapper aux soldats qui venaient l'arrêter en janvier 1705 Les différentes parties de cette maison (base de tour, dépendances…) montrent qu'elle a été considérablement modifiée et adaptée aux familles qui l'ont successivement habitée. A l'intérieur de la maison on peut voir encore la trappe qui permettait, comme dans toutes les demeures cévenoles, de rapidement gagner la cave pour s'enfuir si cela était nécessaire. Les voûtes intactes de la cave ainsi que la fenêtre de laquelle Abraham Mazel sauta en décembre 1704 pour échapper aux soldats venus l'arrêter, sont les témoins de cet épisode camisard. A la suite de la mort de Mazel (Uzès 14 octobre 1710) et de son jugement (post mortem - 18 octobre 1710), la maison fut incendiée, entraînant la destruction de la partie haute. Plaque rappelant la déportation en 1703 des habitants de Mialet (30), Pendant la guerre des camisards, sur le mur du temple de Mialet. Le Pont des Camisards traverse le Gardon, une rivière située dans le département du Gard, dans la région Languedoc-Roussillon, non loin de la localité de Mialet. La maison natale de Pierre LAPORTE dit Rolland, et le Musée du Désert au Mas Soubeyran à Mialet. Après la mort de Pierre Laporte au château de Castelnau-Valence, et la reddition des camisards, deux de ses frères s'exilèrent en Hollande, ses parents et ses frères et sœurs demeurant au Mas Soubeyran (après leur libération, pour plusieurs d'entre eux, de la prison de Perpignan). Depuis, la maison natale de Rolland était toujours restée la propriété des Laporte, et régulièrement visitée au 19e siècle. Le matin a lieu le culte, sous les chênes et les châtaigniers, terminé par la sainte Cène, puis, après le pique-nique champêtre, l'après-midi est consacré à des exposés érudits d'historiens touchant l'histoire protestante (André Chamson y prit sept fois la parole), à la visite du Musée, à l'achat de livres ou de souvenirs. La Cévenole, l'hymne composé en 1885 par Ruben Saillens, clôt la journée. LA CEVENOLE (chanson des Camisards) Salut montagnes bien aimées, Pays sacré de nos aïeux. Vos vertes cimes sont semées, De leur souvenir glorieux. Élevez vos têtes chenues Espérou, Bougès, Aigoual, De leur gloire qui monte aux nues, Vous n’êtes que le piédestal. Refrain Esprit qui les fis vivre, Anime leurs enfants ,Anime leurs enfants Pour qu’ils sachent les suivre. Redites-nous, grottes profondes, L’écho de leurs chants d’autrefois ; Et vous, torrents, qui, dans vos ondes, Emportiez le bruit de leur voix. Les uns, traqués de cime en cimes, En vrai lions surent lutter ; D’autres - ceux-là furent sublimes Surent mourir sans résister. Refrain O vétérans de nos vallées, Vieux châtaigniers aux bras tordus, Les cris des mères désolées, O vétérans de nos vallées, Vieux châtaigniers aux bras tordus, Les cris des mères désolées, Vous seuls les avez entendus. Suspendus aux flancs des collines, Vous seuls savez que d’ossements Dorment là-bas dans les ravines, Jusqu’au grand jour des jugements. Refrain Dans quel granit, ô mes Cévennes, Fut taillé ce peuple vainqueur ? Quel sang avaient-ils dans les veines ? Quel amour avaient-ils au cœur ? l’Esprit de Christ était la vie De ces pâtres émancipés, Et dans le sang qui purifie Leurs courages étaient trempés. Refrain Cévenols, le Dieu de nos pères N’est-il pas notre Dieu toujours ? Servons-le dans les jours prospères Comme ils firent aux mauvais jours ; Et, vaillants comme ils surent l’être, Nourris comme eux du pain des forts, Donnons notre vie à ce Maître Pour lequel nos aïeux sont morts. Avec l'interdiction aux protestants d'être enterrés aux cimetières publics sont apparus les cimetières familiales à proximité du mas,(ou parfois même dans la cour). Les sépultures traditionnelles sont marquées par deux lauzes et, à partir du 19ème siècle, souvent par un cyprès qui symbolise la flamme d'éternité. Encore aujourd'hui, la plupart des protestants préfère être enterré à côté de la famille plutôt qu'au cimetière communal. Parmi les différentes espèces de croix (latine, grecque, de St-André, de Lorraine, gammée), la croix huguenote semble avoir eu pour modèle la croix de Malte, avec emprunt à la croix du Languedoc des boules ou perles qui en garnissent les pointes. La date et les causes exactes de son apparition ne sont qu’imparfaitement connues. Elle parut d’abord en bijou et les premiers fabricants furent, au XVIIe siècle, un inconnu de Lyon et des joailliers de Nîmes. lle avait tous les éléments de la décoration de l’Ordre de Chevalerie du Saint-Esprit, créé par Henri III en 1578, et dont les huguenots étaient évincés. On peut supposer que c’est pour répondre à cet ostracisme que vint l’idée de créer un bijou, emblème huguenot, qui serait inspiré de cette décoration. Adoptée comme attribut par l’Eglise française de Londres, on la trouve également dans des temples hollandais, où elle fut apportée par les émigrés français. Elle eut des fortunes diverses. Son renouveau date de 1910 (fondation du Musée du Désert) et la Croix Huguenote, sous diverses formes ou matériaux, est bien toujours le signe de ralliement et d’affirmation de la foi protestante. On la trouve à cette époque soit avec la larme (le pilon ou trissou nîmois), soit avec la colombe, symbole de l’Esprit-Saint, suivant le modèle créé par Maystre. On croit que la larme peut aussi représenter l’ampoule (fiole) qui contenait l’huile du sacre des rois de France. L'arrière petit-neveu de Rolland, Jean Laporte,y montrait quelques souvenirs pieusement conservés: la Bible de Rolland, une Bible du 16e siècle, une hallebarde. Il montrait également la cachette dont l'accès était dissimulé dans une armoire qui servit d'après la tradition à Rolland. LA SOUILLARDE De l’occitan<Solharda< espace autour du solhar (évier donnant comme ici sur l’extérieur) ou l’on fessait la vaisselle. des bibles minuscules, dites « bibles de chignon » faciles à camoufler, des chaires repliables sous forme de tonneau à grain, des armes et des manuscrits. « Mais, aujourd'hui encore, des documents nous parviennent : lors de certains travaux de restauration sur des maisons, dans les greniers par exemple, des bibles ou des correspondances qui avaient été enfouies ou emmurées refont surface. » Les galères 5 personnes par rames de 10 m soit 300 kg. Tenue de galérien Ils étaient enchaînés aux bancs pendant 6 mois, nuit et jour , d'avril à Toussaint. Ils passaient l'hiver aux arsenaux de Marseille à l'usine de poudre à la Canebière Cet endroit, connu sous le nom de Tour de Billot, est situé à Bagard, tout près d’Alès. Une plaque qui a été apposée contre cette maison commémore l’une des plus grandes défaites des Camisards. À la fin du mois d'avril 1703, le chef camisard Jean Cavalier décide de mener une expédition punitive contre les « Florentins », une milice catholique de Saint-Florent-sur-Auzonnet, en représailles à des exactions commises ,contre des protestants. Il réunit ses forces à celles de Salomon Couderc, et forme ainsi une troupe de 1 200 hommes, avec laquelle il se porte au château de la tour de Billot, dans une plaine située entre Alès et Anduze. Mais la présence des camisards à la tour de Billot est dénoncée au maréchal de Montrevel par un meunier que Cavalier fera exécuter. Le soir du 29 avril, Leurs pertes sont évaluées à trois cents victimes restées sur place ou davantage suivant certaines estimations. Les troupes royales eurent huit officiers et douze soldats tués et de nombreux blessés. Le stupéfiant château de Castelnau, autrefois appelé château de Châteauneuf de la Garde, est de nos jours une possession de la famille des Valfons. Restauré au 19e s., il constitue un magnifique exemple des châteaux forts des 12e t 13e s. Quelques unes de ses parties remonteraient même au 9e s. Le bâtiment est un superbe quadrilatère à 4 tours : 2 rondes et 2 carrées qui ont par ailleurs été surélevées et crénelées avec l'ensemble des défenses au 19e s. puis à nouveau aux alentours de 1910. Dans le vallon, vous y trouverez une stèle à la mémoire du chef camisard Roland tué à cet endroit, suite à une trahison. Sur le circuit proposé, nous croisons un mémorial du protestantisme. On l'appelle ici la Pierre de Rolland. C'est en effet en ces lieux que le fameux Chef Camisard Pierre Laporte, dit Rolland, ayant donné secrètement rendez-vous à son épouse, fut surpris par la soldatesque suite à une dénonciation de l'un de ses compagnons. C'est en tentant de fuir avec 5 de ses frères de combat qu'il fut tué sur le chemin de Brignon. Ce monument fut érigé en 1927. , le 14 mars 1704, 1 100 Camisards commandés par Jean Cavalier remportent leur plus grande victoire, 400 à 600 soldats d'élite de la marine et 60 dragons sont mis en déroute à Martignargues, entre 180 et 350 soldats royaux sont tués lors de l'affrontement contre une vingtaine de morts pour les Camisards. À l'annonce de cette nouvelle, Louis XIV renvoie Montrevel et nomme un autre maréchal de France Claude Louis Hector de Villars pour le remplacer. Né à Ribaute (mas Roux), né le 28 novembre 1681. Fils d'Antoine Cavalier et d'Elisabeth Granier. Goujat de ferme de son oncle LACOMBE de Vézenobre, mitron à Anduze. En 1701 puis chef camisard Il meurt à Chelsea le 17 mai 1740 est enterré dans le cimetière un faubourg ouest de Londres Jean Cavalier. avait aménagé, dans les vastes cavernes situées dans les bois d'Euzet les Bains (près d’Ales)un important réseau de caches d'armes et d'équipement. Certaines de ces caches, soigneusement dissimulées dans les chaos rocheux, seraient restées inviolées jusqu'à nos jours. Au XVIIIe siècle, Jean Cavalier, chef des Camisards, utilise les grottes d’Euzet comme refuge et infirmerie pour ses troupes. Il y stocke aussi les vivres et les munitions. En avril 1704, 700 à 800 soldats envahissent Euzet et brûlent le village en le quittant. Elles sont difficilement accessibles, tant le terrain est tourmenté, ce qui permet de penser que la plupart de ces multiples caches sont restées vraisemblablement intactes. Le 23 décembre 1702, Cavalier*, et sa troupe, décident de célébrer Noël par une assemblée dans la prairie d'Alès. Après avoir brûlé quelque église ou plutôt des forts , car elles servais de dépôt d'arme et de forts au solda du roi . Ils s'installent à proximité du mas Cauvy et du mas Rouge. Le gouverneur d'Alès et le chevalier d'Aiguines, réunit alors toutes les troupes et soldats de la bourgeoisie. 60 cavaliers et 400 fantassins, se dirige donc vers les camisards. Cavalier, qui aurait eu largement le temps de s'enfuir, décide de combattre avec 60 camisards seulement. Les camisards embusqués tirent à feu nourri sur les troupes royales ,pendant que d’autre chargent en chantant des psaumes . Des camisards tellement déterminés qu’ils inspiraient aux soldats une terreur panique . Les dragons poursuivis par les camisards se réfugient au château de Montmoirac, au château de St-Christol et d'autres enfin courent jusqu'à Alès. Château de Montmoirac Situé sur la commune de St Christol lèz Alès (30) c'est un château fort du XIIe siècle, situé sur un promontoire d'où on a une vue superbe A Bientôt…!!! Commentaires et certaines photos du NET: photos perso
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